Introduction
Dans cette extrait, je vous ferai part de mon expérience d’achat et d’aménagement de mon propre van en campervan. J’aborderai autant mes bons coups que mes moins bons coups et je vous donnerai quelques conseils pour vos projets futures.
Achat d'un van
Un pas de plus vers mon rêve !
De septembre à octobre, j’étais dans les recherches de van à vendre par-dessus la tête. Visite après visite, je ne trouvais rien qui me convenait, et il faut dire que j’étais plutôt sélectif. Sinon, les meilleures affaires — sans surprise — se vendaient avant que j’aie le temps de prendre une décision.
Au début, j’avais établi mes besoins comme suit : un van déjà aménagé avec un toit haut, un modèle allongé (entre 20 et 22 pieds de longueur), ou un de ces deux aspects. Je voulais aussi qu’il possède au moins une porte vitrée à l’arrière et moins de 200 000 km d’usure. Finalement, après plusieurs semaines de recherche, je me suis rendu compte que les Cargo Van aménagés avec toit haut sont rares, et surtout, beaucoup plus dispendieux que ceux non aménagés au toit bas. J’ai donc décidé de me contenter d’un modèle allongé et de l’aménager moi-même. Mon budget était limité, et je me disais que j’allais passer la majorité de mon voyage à l’extérieur du van. Donc, ça ne me dérangeait pas de devoir me pencher, tant que c’était seulement pour me coucher, me lever, ou pendant les averses.
Après avoir visité plus d’une vingtaine de Cargo Van, le 25 novembre 2020, j’ai perdu patience. J’ai finalement acheté un Ford E-250 2009, modèle allongé, avec 173 000 km au compteur, non aménagé. Je l’ai pris sans trop écouter les conseils de mon ami mécanicien, qui l’avait pourtant inspecté (chose à ne pas faire).
Conversion du van en campervan
Après quelques réparations et ajustements mécaniques, c’est le 27 novembre 2020 que j’ai commencé la conversion de mon van Ford en campervan. Et oui ! En plein début d’hiver, je bricolais sur mon van à -15 dans mon entrée…
Étape 1 : vider et nettoyer le van
Du 27 novembre au 10 décembre, j’ai tout démonté les étagères de quincaillerie qui étaient dans le van puis j’ai passé un aspirateur puis j’ai nettoyé toutes les surfaces de l’intérieur. Pour couronner le tout, en retirant le vieux plancher de contreplaqué que l’ancien propriétaire avait installé, j’ai eu une belle surprise : 5 trous de rouille dans le plancher de tôle.
Étape 2 : traiter la rouille
Ayoye !
Ça m’aura coûté un mois de travail pour régler ce problème, du 10 décembre 2020 au 4 janvier 2021. Pour ceux et celles qui n’ont jamais côtoyé de la rouille, je peux vous affirmer que c’est LE défaut à éviter à tout prix. En effet, tant qu’il reste une seule tache de rouille, elle finit par se répandre comme la vermine sur toute la surface de tôle en contact direct. J’ai dû sabler la tôle afin de retirer le plus de rouille possible. Aux endroits où elle était trop intense, j’ai carrément découpé la tôle. Ensuite, j’ai appliqué un primer pour protéger les zones mises à nu. Concernant les trous dans le plancher, j’ai découpé de nouveaux morceaux de tôle. Je les ai recouverts de scellant à toiture pour les coller, puis fixés avec des vis auto-foreuses.
Étape 3 : isolation
Une fois le plancher réparé et la rouille traitée, il était maintenant temps de passer à l’isolation du van, en commençant par le plancher. N’oubliez pas : je faisais tout ça en plein mois de décembre, dans mon entrée, à -15 °C !
Du 5 janvier au 25 mars, j’ai entamé le processus d’isolation. J’ai commencé par isoler le plancher en le recouvrant de papier bulle isolant en aluminium, que j’ai collé à l’aide d’un adhésif en spray 3M. Ensuite, j’ai fixé des assises en bois avec un adhésif polyuréthane, directement sur la tôle. Par-dessus, j’ai installé une feuille de contreplaqué pour servir de plancher.
Maintenant que le plancher était isolé, j’ai acheté une douzaine de canettes de mousse isolante. Je m’en suis servi pour remplir tous les petits espaces inaccessibles à la laine isolante.
Par la suite, j’ai vissé la charpente sur les murs afin de créer la structure qui allait recevoir les panneaux de contreplaqué. Ensuite, j’ai recouvert les murs d’un papier bulle isolant, puis ajouté une couche de laine isolante. J’ai fait tenir le tout avec une grande pellicule de plastique.
Pour finir, j’ai recouvert le plafond du van avec le même papier bulle isolant. C’est ainsi que l’étape de l’isolation a été complétée.
Étape 4 : installation du panneau solaire et du système électrique
Pour cette étape, j’ai préféré faire affaire avec des spécialistes dans le domaine. J’ai donc contacté Batterie Expert.
C’est un certain Mario, à la succursale de Saint-Bruno-de-Montarville, qui m’a alors rencontré afin d’évaluer mes besoins en électricité et en énergie solaire. Finalement, je leur ai confié le travail d’installation.
Ils m’ont installé une batterie AGM 12 V de 250 A, alimentée par un panneau solaire de 380 W et un relais de charge connecté à l’alternateur. Cette batterie allait principalement alimenter une pompe à eau, un frigo 12 V, la ventilation ainsi que l’éclairage LED.
Étape 5 : installation de la ventilation au plafond
L’une des étapes les plus stressantes selon moi, c’était de couper un trou directement dans le toit de mon van pour y installer la ventilation ! J’étais à genoux sur le dessus de mon van à couper un carré avec une scie sauteuse ! Heureusement, tout s’est bien passé puis j’ai installé une Maxx Fan en prenant bien soin d’appliquer minutieusement le ruban isolant au préalable.
Étape 6 : aménagement de l'intérieur
J’ai commencé par fixer une planche de lambris en fibre de bois au plafond, à l’aide de vis autoforeuses. Je me suis assuré de ne pas utiliser de vis trop longues. Côté murs, j’ai opté pour des feuilles de contreplaqué de merisier de 12 mm d’épaisseur. Elles épousaient bien les courbes du van, puisque rien n’était parfaitement carré. Au sol, j’ai installé un rouleau de plancher vinyle que j’ai découpé à l’exacto.
Finalement, pour l’aménagement, je vous le montre en image ! Mon système de lit comprenait deux divans : un divan-lit, et un meuble de rangement que j’ai fabriqué sur mesure.
Conclusion
Au final, je referais ce projet n’importe quand ! C’était très éducatif et très motivant, puis chaque étape accomplie était une satisfaction incomparable ! J’ai adoré cette liberté m’ayant permis de m’épanouir dans ma créativité. Côté budget, le véhicule m’a coûté 7000 $. J’ai mis presque 5000 $ pour tout le système électrique, incluant le frigo à 1200 $. Pour les autres matériaux de construction et l’aménagement, j’ai dépensé autour de 6000 $. Finalement, 2000 $ a été dépensé pour des réparations et ajustements mécaniques. Pour lire la partie 3 cliquez ici!


